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"Cerveau augmenté, homme diminué" de Miguel BENASAYAG

 
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MessagePosté le: Jeu 20 Juil - 10:35 (2017)    Sujet du message: "Cerveau augmenté, homme diminué" de Miguel BENASAYAG Répondre en citant

- p 9 :

" ...

[Le] réductionnisme physique ignore toute existence d'un niveau ou d'une dimension d'organisation qui dépasserait les parties élémentaires constituant l'organe.

La plupart des études scientifiques actuelles suivent ainsi une approche [du bas vers le haut], c'est-à-dire du bas -les parties-vers le haut-le tout.

...

Il s'agit donc de comprendre comment on pourrait aujourd'hui articuler en même temps l'approche du bas vers le haut et un travail du haut vers le bas, à partir de l'hypothèse qu'en biologie, il n'y a pas de dimension privilégiée et qu'il faut plutôt penser en termes d'intégration organique complexe."


- p 9-10 :

"La tendance dominante de la recherche contemporaine prétend travailler sans modèles, sans a priori, mais c'est une illusion.

Et une illusion dangereuse, car il est impossible de travailler sans une hypothèse de départ, comme l'expliquait le philosophe Maurice Merleau-Ponty :

dans la recherce, si nous ne savons pas ce que nous allons chercher, nous ne pouvons pas le chercher, mais si nous en savons trop, nous ne le cherchons plus.

C'est dans cet "entre-deux" que la recherche doit se produire; en réalité, les modèles qui se prétendent aujourd'hui neutres - parce qu'ils sont simplement quantitatifs - éclipsent ou ignorent leurs hypothèses de base."


- p 10 :

"Loin de toute position de défiance et encore moins technophobe, il s'agit de comprendre comment la technologie a occupé la place laissée vacante par les utopies dévastées."


- p 14-15 :

"Comment ne pas évoquer ici les fameuses "trois blessures narcissiques" infligées par la science à l'homme dans l'histoire de l'Occident, selon Freud ?

...

La troisième a été provoquée par Freud lui-même :

nous, les hommes ne sommes pas capables de diriger nos vies rationnellement, nous ne sommes que les marionnettes de pulsions et de désirs qui nous manipulent; de ce fait, si nous pouvons de temps en temps obtenir ce que nous désirons, nous ne pouvons pas "désirer ce que nous désirons", puisque cela vient d'un "extérieur"."


L'auteur pense cela parce qu'il est psychanalyste et il a tort, d'ailleurs ci c'était vrai, cela concernerait aussi l'activité qu'il a eue à écrire ce livre, de plus, la plupart du contenu de notre inconscient ou de notre subconscient provient de ce que nous y avons mis délibérément et consciemment.


- p 137-138 :

"C'est la conscience réflexive qui crée l'illusion de la décision :

elle nous fait croire que nous avons décidé ce qui a commencé.

...

C'est pourquoi la conscience doit unifier en une intentionnalité centrale ce qui existe en fait comme une multiplicité de niveaux et d'intentionnalités.

...

Non seulement la conscience n'est pas celle qui "mène la barque", mais elle est incapable de "décider" un changement important."


On se demande ce que pense l'auteur de notre libre arbitre même partiel et ce qu'il signifie, si la conscience n'intervient pas dans l'affaire.

Sur ce point, l'auteur est en contradiction avec lui-même, lorsqu'il dit :


- p 142 :

"Etre affecté, c'est le contraire de recevoir passivement un stimulus extérieur et d'y réagir mécaniquement."



- p 18 :

"L'anthropologue français André Leroi-Gourhan, spécialiste de la technique, loin de tout prurit technophobe, écrivait ainsi :

L'analyse des techniques montre que dans le temps elles se comportent de la même manière que les espèces vivantes, jouissant d'une force d'évolution qui paraît leur être propre et qui tend à les faire échapper au contrôle de l'homme."

S'il apparaît qu'historiquement toute culture a possédé une technologie, la nôtre est la première à se trouver possédée, dans le sens le plus chamanique, par la technologie."


- p 20 :

"Les connaissances nouvelles sur le cerveau humain ne sont pas de simples objets passifs que nous pouvons admirer ou face auxquels nous pouvons méditer, car elles s'accompagnent de possibilités nouvelles de modification des limites et des fonctions des organes "nobles.""


- p 24 :

"L'une des tâches principales du cerveau et de la conscience est de procéder en permanence à un "montage", comme pour la production d'un film, afin de présenter une image synchronisée et continue de phénomènes qui ne sont presque jamais synchrones et presque toujours discontinus, créant ainsi l'illusion de l'unité là où, en réalité, on a une multiplicité de processus.

Il s'agit donc de produire de la cohérence homogène à partir de l'hétérogénéité du monde.


- p 25 :

"Même si cela paraît incroyable - j'y reviendrai -, nombre des interprétations actuelles du fonctionnement du cerveau tendent à "oublier" qu'il n'existe que dans l'organisme (avec des histoires et des échanges propres à un système ouvert et dynamique) et qu'il ne pense ni ne s'adapte seul (car le corps pense aussi)."


- p 26 :

"Les hybridations qui modifient une espèce n'ont pas besoin d'être visibles sur le phénotype de ses membres (dans leur forme et dans leur anatomie) pour être réelles - nous y reviendrons, il s'agit d'hybridations qui impliquent des mutations fonctionnelles et physiologiques.

...

En d'autres termes, les humains sont à l'origine de changements radicaux qui modifient notre vie et notre planète, et qui invalident l'idée naïve selon laquelle l'homme serait "toujours le même" et disposerait d'une gamme d'outils différents l'aidant à mieux vivre."


- p 27 :

"Alors qu'en réalité, par la relation être vivant-culture-technologie, nous nous trouvons immergés dans une véritable coévolution où l'ensemble se modifie en même temps que les éléments qui le composent.

Les cerveaux existent en effet dans des corps et des écosystèmes, ils ne fonctionnent pas de façon isolée."



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MessagePosté le: Jeu 20 Juil - 10:35 (2017)    Sujet du message: Publicité

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